Baala : “Changer ma vie”
Accessoires August 19th, 2008
MEHDI BAALA, c’est votre première finale dans un grand championnat depuis 2003. On vous imagine soulagé ?
Mehdi Baala : Cela fait un moment que je sais que j’ai le niveau. Mais je n’ai pas participé aux finales des Jeux Olympiques d’Athènes et des deux derniers Mondiaux et comme on dit, les absents ont toujours tort. Alors, oui, je suis soulagé d’autant que ma demi-finale a été très difficile et très stressante car je me disais que ce serait peut-être ma dernière occasion de participer à une finale olympique.
Rachid Ramzi est-il le favori de cette finale du 1500 m ?
M.B. Pour moi, il est au-dessus du lot. Il me paraît costaud. Mais on verra bien car ce n’est pas forcément le meilleur qui gagnera. Celui qui l’emportera, c’est celui qui aura le mieux récupéré de ses efforts produits au 1er tour puis en demi-finale. Et de ce côté-là, on peut faire confiance à Ramzi…
A quel genre de course vous attendez-vous ?
M.B. Je ne sais pas. Tout est jouable. Je ne sais pas qui prendra l’initiative, mais Ramzi voudra certainement aller vite en finale. Si ça va vite, dans un sens, ce sera bien puisqu’il fera le ménage. Si mes jambes répondent bien, ce type de scénario pourrait me convenir. Mais j’ignore dans quel état de forme je serai.
Décrocher une médaille olympique, est-ce une obsession ?
M.B. Si je deviens champion olympique, ça changera ma vie. Mais si ça se passe mal, ça ne changera rien. Ma vie est déjà tellement merveilleuse. Je n’ai pas à me plaindre. Tout ce que je vis déjà n’est que du bonheur. Le reste, finalement, c’est du bonus.
On a un peu de mal à vous croire, vous qui êtes d’abord et avant un compétiteur…
M.B. Franchement, je n’ai pas de pression par rapport à un éventuel échec. Je ne veux ni calculer à l’avance, ni me casser la tête. Je veux être le plus détendu possible. Je sais ce que c’est l’échec. Je n’ai pas envie de le revivre. En tout cas, je suis armé pour faire ce qu’il faut.
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